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De Sciencinfolycee
Révision datée du 27 janvier 2011 à 18:47 par JuliaSoyez (discussion | contributions) (Episodes)
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«Pourquoi tu cherches ?» : «Pourquoi et comment notre monde est devenu numérique»

Note d'intention: Pour que nous, public, nous approprions les notions d'informatique, l'intégrions dans notre histoire, il faut qu'elle ait des racines, un passé, une histoire, et que nous racontions aussi son histoire, et la racontions comme une histoire. Cette science, au delà d'avoir une histoire, comprend de grands concepts comme Algorithme, Information, etc.. et pour partager cette science entre nous, il faut que ces mots prennent plus de sens auprès du public (comme « énergie » ou « acide » en physique/chimie), pour que ces concepts soient mieux partagés .. il faut que ces mots deviennent image.

L’intention de ce film (segmenté en plusieurs parties ou épisodes) est donc de montrer à un public principalement de jeunes ciblés lycée, que l'informatique est une science qui a une histoire.

L’objectif de cette démarche est aussi d’utiliser l'aspect fiction de "notre documentaire" (docu-fiction) comme outil pédagogique et symbolique, afin de créer dès le début de la série des ponts qui permettrons au jeune public de tous âges de mieux s'approprier le sujet. La pédagogie employée repose sur des métaphores (figures symboliques), portés par des personnages historiques, qui permettent de mettre en avant les concepts clef de la construction de cette science. Pour finalement offrir un éclair d'espoir ouvrant sur l'avenir et donner envie à ces jeunes (de tous âges) de s'approprier les sciences informatiques qui seront forcément au coeur de leur avenir mais aussi au coeur de leur devenir professionnel et personnel «On est tous des chercheurs de quelque chose».

Contributeurs (pour le générique): Producteurs INRIA (demander à la DIRCOM la façon de rendre visible l'INRIA) et VSP avec le soutien de la région PACA et de la DRRT régionale (voit avc eux aussi). Les décors de la salle immersice PACA, de l'UNS et de l'INRIA. 
Contenu créatif: Philippe Aigouy, Benoit Lamouche, Mathieu Cailliere. Contenu scientifique et contribution au scénario: Gérard Berry, Raphael Boyes, Maurice Nivat, Julia Soyez, Marie Tonnelier, Thierry Viéville et les éditeurs d')i(nterstices. Autres remerciements à Gauthier Alavoine, Odile carron, Rose-Marie Cornus, Gérard Giraudon On identifiera les producteurs,auteurs (“auteurs scientifiques” et “auteurs du scénario”), réalisateur (VSP et cie), conseillers scientifiques, les acteurs, les figurants.

Format/découpage: série de 5 épisodes de 5 mn chacun (soit une vidéo regroupant 25 minutes au total - hors génériques en intégrant un re-montage de l'ensemble pour sa diffusion en moyen métrage TV et cie): Un premier épisode d'introduction, Un développement sur 3 épisodes, Un épisode de conclusion.

Mise en ligne aussi avec des références aux grandes conférences/contenus sur le sujet: Michel Serre, Gérard Berry (sa conf, son livre audio, son article dans TDC), Maurice Nivat et son texte sur les machines, le musée (virtuel) du calcul de Moncef Mlouka, d'autres contenus d')i(nterstices.

Episodes

Episode 1 : Introduction

Episode 2 : Abou-Jafar et Ada, Algorithme et Programme

Episode 3 : Alan et Grace, Logiciel et Machine

Episode 4 : Claude et Rose, Information et Objets numériques

Objectif/message (voir off): L'information est une matière abstraite qui se mesure. Un message, peu importe sa valeur réelle ou supposée, peu importe son sens exact ou erronné, elle contient une quantité précise d'information. L'atome d'information c'est l'élément binaire, le bit comme oui/non, 0/1, vrai/faux. Savoir de quelqu'un si c'est un homme ou une femme, un jeune ou un vieux, quelqu'un de grand ou petit, c'est très schématique mais cela nous donne déja trois atomes d'informations sur lui, trois bits. La taille en information de deux informations indépendantes s'additionnent, mais pas celle de deux informations redondantes: par exemple si nous ajoutons que ce quelqu'un est un humain, on ne gagne rien, s'il est homme ou femme il est humain. Tous les objets: les images, les sons, les textes, les données ont un reflet numérique qui permet mémoriser de l'information, de la transmettre, de la reproduire à l'infini. De la manipuler de manière spécifique aussi, grâce à des algorithmes. Et d'ouvrir un monde nouveau de partage de l'information, qu'il reste à finir de construire tous ensemble. Lieu et contexte: Un amphithéatre actuel, le héros est revenu dans le présent et se retrouve parmi des femmes et des hommes scientifiques qui lui expliquent ces notions. Il rêvera encore brièvement de Andreï et Rose dont vont lui parler deux collègues du présent. Personnages: Claude et Rose, prof et héros. Eléments de contenu (éléments de référence fournis aux créatifs): Il s'appelle Claude: Claude Elwood Shannon, c'est de lui l'idée géniale de quantifier le contenu moyen en information d'un ensemble de messages, lui qui créera le ``bit´´ qui permettra de coder les objets numériques. A la suite de ces travaux se créeront les algorithmes communs à tous les objets numériques, qui permettent leur transmission, leur mémorisation ou leur cryptage. Claude travaillera d'ailleurs pendant la 2nd guerre mondiale, pour les services secrets de l'armée états-unniène, en cryptographie, chargé de localiser de manière automatique dans le code ennemi les parties signifiantes cachées au milieu du brouillage. Grand scientifique d'une famille de sciences nouvelles: les sciences de l'ingénieur, des objets technologiques, ses travaux complètent ceux d'un immense mathématicien russe, Kolmogorov . Ce dernier changera la vision du monde sur le hasard en précisant mathématiquement ce qu'est une mesure de probabilité, ouvrant la porte aux calculs statistiques modernes. Claude utilisera ce socle pour définir l'information: montrant par exemple comment on peut diminiuer la taille d'un message en gardant presque toute son information. Kolmogorov, lui, définiera autrement l'information de manière algorithmique, en disant qu'un message est d'autant moins compliqué en terme d'information qu'on peut le définir par un programme de petite taille: une idée levier pour comprendre les liens entre information et informatique. La valeur en information d'un programme sera plus tard définie comme le temps de calcul du programme de plus petite taille définissant ce message, le temps de calcul devenant une autre mesure essentielle, par exemple dans le cryptage des codes cartes bleues (récemment Pierrick Gaudry craquera le code de sa propre carte bleue par le calcul, montrant que la course entre cryptage et décryptage amorcée par le duel entre Turing et les machines Enigma est sans fin). Elle c'est Rose, Rose Dieng-Kuntz, notre Rose, cette collègue à aider à construire le web sémantique, qui désigne un ensemble de technologies visant à rendre les informations du web accessibles et utilisables par les programmes logiciels, grâce à un système de métadonnées (utilisant notamment la famille de langages développés par le W3C ). Cette Rose qui finira par râler après les journalistes contre le fait que tout le monde ait besoin de rappeler quelle est la première femme africaine admise à l'Ecole Polytechnique. Elle nous ouvre la porte d'un futur où le web devient sémantique. Oh, c'est tout simple à comprendre, le «web sémantique» quand c'est Rose qui nous l'explique: «pour le moment, seuls les humains sont capables de comprendre le sens de tous les documents numériques : par exemple qu’un camion est un véhicule, une collision est un accident, etc. L’idée du web sémantique, est de structurer, classer, systématiser, schématiser, formaliser toutes ces ressources sous la forme de symboles que le système peut stocker et manipuler mécaniquement». Les différents personnages interagissent avec le héros et son guide mais aussi avec les personnages interviewés dans un grand débat/dialogue, de questions réponses. Sur le contenu: Qu’est ce que l’information ? Comment se mesure l’information ? Comment sont codés les objets numériques ? Sur le métier: Qu’est ce qui me pousse à chercher aujourd’hui ? Pourquoi avez vous choisi cette matière scientifique ? En quoi le rêve alimente t'il votre recherche ? En quoi la collaboration scientifique est importante ? Sur la science: Est ce que tout peut être étudié ? Pour vous à quoi sert la science ? Interactions/dialogues (voir document du tournage).

Episode 5 : Conclusion

Objectif/message: voir ci dessous. Lieu et contexte: (Ponctué d'images + de séquences vidéo et graphisme) Ici on découvre que nous étions dans le futur depuis le début des cinq épisodes, ce qui permet de donner un avis ironique sur les technos à la fois en les montrant dans leur contexte historique parfois transitoire. Il faut être vigilant à ne pas donner ici la vision que les gens qui ne sont pas sur-consommateurs de technologie sont des attardés. Garder à l'esprit de pas tomber dans le consumérisme techno des riches. Personnages: héros et prof. Eléments de contenu (éléments de référence fournis aux créatifs): Avant, tu sais, avant il y a avait des machines à écrire et des sténo-dactylos, attends, je t'explique. Avant tu tapais un texte directement sur l'imprimante, oui oui sans le mémoriser, juste un clavier et une imprimante. Donc si tu te trompais, ben tu retapais toute la feuille. Donc il y a avait des femmes, oui presque exclusivement des femmes, oui de ça non plus on n'a pas à être très fier, qui tapait à ta place sur le clavier. La discrimination des genres ne disparait pas avec la technologie ! Avant, attends, tu sais, avant les téléphones étaient relié au mur par un fil. Non non je blague pas, et il y avait un seul téléphone pour toute la famille, ah oui oui, même chez les gens riches, et donc non tu ne pouvais pas joindre les gens au téléphone sauf si ils étaient chez eux, donc impossible de joindre les gens hors de chez eux, c'est à dire quand tu savais déjà où ils étaient. Ah ben oui, si tu avais un rendez-vous il fallait tout prévoir à l'avance, le lieu l'heure et tout, ah ben sinon les gens se manquaient. Ensuite, je te parle de téléphone mais j'exagère un peu: ce n'étaient pas des téléphones complets comme maintenant, tu pouvais juste faire un numéro et parler à la personne, ah ou une seule personne à la fois, non sans l'image que le son, ah non pas de messages sms (tu rigoles), ah oui tu devais connaitre ou noter tous les numéros des gens que tu connaissais, pas de répertoire d'appel non plus. Tiens pour te dire, avant, il y a avait un truc qui s'appelait une télévision. Je t'explique, c'est un écran qui permettait de recevoir un seul programme à la fois et au moment où il se diffusait, donc toute la famille regardait la même chose, et en plus tu ne pouvais choisir que parmi moins de dix programmes, une vraie galère. Et seuls quelques individus décidaient de ce que tous les autres devaient regarder ! Et seuls les journalistes pouvaient exprimer publiquement leur vision de l'actualité. Tu me crois pas ? Avant les véhicules et les téléphones avaient pas de GPS, je te jure. Pour conduire ta véhicule à un endroit, il fallait être deux le deuxième avait une très grande feuille de papier, on appelait cela une carte, et il devait mettre en correspondance des traits de route, des noms de ville, pour deviner où la véhicule était, non sans se rendre compte parfois que c'était pas la bonne carte. Et quand les gens allaient en ville, ils se rencontraient par hasard, ah ben non, il pouvait localiser les quels de leurs copains étaient en ville, aussi puisqu'ils avaient pas de GPS, te dis je. Mais, même les objets n'avaient pas de puce électronique, donc si tu perdais un bijou ou un vêtement, tu pouvais absolument pas le relocaliser électroniquement, tu devais chercher à la main en tatonnant, là où il était. Non, pas d'internet, toutes les connaissances étaient sur papier, dans des livres de bibliothèques, ah ben oui il fallait aller fouiller des murs entiers de livre en papier, et imprimer plein de fois les informations du jour (on appelait ça des journaux quotidiens) pour que tout le monde puisse en prendre connaissance, et tiens toi bien, avant les gens s'écrivaient des lettres sur papier, envoyées par la poste. Complètement dingue, il te fallait plus de deux jours pour savoir ce que la personne voulait te dire, une semaine si c'était d'un autre pays. Tu envoyais pas que des objets physiques, tu envoyais des mots dur du papier, je te promets. Et bien sûr la médecine était très bizarre, si un de tes organes était malade on pouvait pas le remplacer, ou seulement par l'organe de quelqu'un qui venait juste décéder, c'est terrible hein ? Ah non pas d'organe bionique, non, on ne savait pas calculer tous les paramètres pour ça. Les gens sourds et aveugles étaient coupés du monde, au début du 21ème siècle les interfaces entre cerveau et ordinateur, n'en étaient qu'à leur balbutiement. Ordinateur ? Ah oui ! Tu peux savoir ce que c'est toi un ordinateur, c'est un objet qui n'a existé qu'au début de l'informatique quand pour calculer il fallait faire des machines assez grosses et très fermées, oui bien avant que l'informatique s'incarne au sein de tous les objets qui nous entourent. Tu sais avant on apprenait même pas à l'école les fondements de l'informatique, on apprenait juste à se servir des logiciels existants: oh oui ! A l'époque les gens étaient juste effarés devant ce monde numérique qui émergeait. Du coup tu vois les gens n'arrivaient pas à prendre du recul par rapport aux technologies qui changeaient vraiment la vie, et celles qui n'étaient qu'à consommer avant de passer aux suivantes. Interactions/dialogues (voir document du tournage).

Diffusion du film

Propositions :

Portaits des pionners